13.4.2020 – Luxembourg

Plus nous avançons vers un déconfinement partiel plus la question des applications de traçage sont d’actualité.

Plusieurs points sont à considérer.

D’abord le but poursuivi.

S’agit-il de voir l’évolution du coronavirus de manière à localiser les besoins sanitaires de manière plus précise ?

S’agit-il de pouvoir alerter les individus quand ils ont été en contact avec une personne atteinte de coronavirus ?

Quel que soit le but poursuivi, ce qui est important c’est, dans la situation actuelle, que l’anonymat des personnes soit respecté. Il est indispensable que les règles européennes en matière de protection des données personnelles soient garanties. L’UE a les règles les plus strictes en ce domaine, ce dont nous pouvons être fiers.

L’usage des applications de traçage individuel doit tout d’abord être libre. Personne ne doit, aujourd’hui, être soumis à l’obligation de télécharger une application qui enregistre ses déplacements. L’enregistrement doit également garantir l’anonymat de la personne.

Les applications en voie de conception en Europe prévoient que les smartphones où elles sont installées envoient des signaux (par bluetooth) aux autres smartphones sur lesquels ces applications sont aussi installées.

Le jour où une personne ayant utilisé cette application est diagnostiquée positive au coronavirus, une information peut être envoyée à toutes les personnes ayant cette application et s’étant trouvée à proximité de la personne contaminée lui indiquant qu’elle a été en contact avec une personne atteinte du coronavirus – sans que jamais une identité ne soit dévoilée.

Les détails sont encore en élaboration, mais c’est ce type de traçage qui, à mes yeux, peut être compatible avec nos valeurs et notre conception de la liberté. Nous ne devons pas tomber dans la tentation des régimes autoritaires, qui au nom de l’efficacité, sont tentés par une surveillance qui permet de dire qui a été où et avec qui, quel jour et à quelle heure. Dans l’état actuel des choses, je refuse une telle surveillance qui équivaut à vivre dans un état policier.

La démocratie et la liberté impliquent également des responsabilités individuelles et des risques collectifs. Ne soyons pas tentés de sacrifier démocratie et liberté à une fausse sécurité que les régimes autoritaires promettent sans jamais l’atteindre. Car qui – qui ? – aujourd’hui, se sentirait en sécurité si à tout instant il était suivi à la trace ?

Heureusement dans l’Union européenne des règles protègent les données de notre vie personnelle. Elles protègent notre intimité. Elles nous protègent.

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