Strasbourg – 28.04.2026

« Monsieur le Président, les droits fondamentaux sont aujourd’hui soumis à une pression croissante. Il existe un risque réel que ces droits soient relégués au second plan de l’agenda politique. Or, c’est justement durant les périodes troubles de l’histoire que nous avons le plus besoin de ces phares pour nous guider. Les valeurs sur lesquelles repose l’Union européenne — la démocratie, l’état de droit, le respect des droits de l’homme — ne sont pas des principes abstraits. Ils doivent rester une pierre angulaire de nos politiques et de nos actions.
Permettez-moi, dans notre Union, d’évoquer le virage pris par la Hongrie qui est tellement porteur d’espoir. Péter Magyar, dans son premier discours après le résultat des élections, a déclaré qu’il veillerait avec urgence à ce que la liberté de la presse soit rétablie. Cet engagement est tellement important. Nous savons à quel point la liberté de la presse est inhérente à la démocratie. Nous sommes donc impatients de voir ces promesses se traduire en actions concrètes.
Un autre aspect de notre rapport que je voudrais évoquer a trait au numérique et à l’intelligence artificielle. Ces réalités peuvent apporter énormément à l’humanité, mais recèlent des risques tout aussi démesurés: la désinformation, l’amplification algorithmique, la manipulation de l’opinion et une IA toute puissante sans barrières éthiques mettent en danger la démocratie, l’esprit critique des êtres humains et jusqu’à la liberté de la personne.
Il est de notre devoir de veiller à ce que les principes de transparence et d’équité soient respectés, à ce que l’intérêt de l’être humain soit toujours le point de départ et le point d’arrivée, à ce que nos garde-fous défendent la démocratie et les droits fondamentaux. »