Strasbourg – 25.11.2025

« Madame la Présidente, la crise des Rohingyas reste l’une des urgences humanitaires les plus dramatiques de ces dernières années. Et pourtant, elle tend peu à peu à disparaître des radars médiatiques et politiques. Aujourd’hui, nous parlons d’une population qui subit depuis des années une répression d’une brutalité inouïe. La junte militaire au Myanmar continue d’utiliser la terreur comme méthode de gouvernement: torture, exécutions, détentions arbitraires, violences sexuelles, le tout dans une impunité quasi totale. Les conséquences humanitaires sont immenses.

Au-delà du Myanmar, cette crise pèse lourdement sur la région. La récente mission de notre sous-commission des droits de l’homme au Bangladesh – mission à laquelle j’ai participé – l’a montré clairement. Le pays accueille plus d’un million de réfugiés rohingyas dans une situation qui devient chaque jour plus intenable pour les réfugiés, mais aussi extrêmement difficile pour le pays d’accueil. Le Bangladesh fait énormément d’efforts, mais les moyens dont il dispose sont visiblement limités. Dans ce contexte, nous saluons l’allocation humanitaire dédiée par l’Union européenne en mars dernier.

La communauté internationale doit elle aussi rester solidaire et intensifier son engagement politique, diplomatique et humanitaire pour protéger les Rohingyas, soutenir les pays hôtes et renforcer l’aide aux populations déplacées. Cette crise, qui impacte toute la région, exige aussi de poursuivre et d’élargir les sanctions ciblées contre les responsables du coup d’État et des atrocités commises. Nous devons défendre la dignité humaine et les droits fondamentaux ici bafoués.

Aussi, nous exprimons notre solidarité indéfectible avec le peuple du Myanmar, avec ses représentants démocratiques légitimes, ainsi qu’avec la société civile et tous ceux qui luttent pour la démocratie. Nous rendons hommage au courage immense de toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, résistent à l’oppression, souvent au péril de leur vie. Leur combat pour la liberté, la dignité et la démocratie nous oblige. Il doit rester dans notre actualité. »

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