17.01.2024 – Strasbourg
« L’état de droit n’est toujours pas garanti en Hongrie.
De nouvelles lois contraires aux valeurs fondamentales de l’Union européenne continuent à être votées.
Aussi, le fait que la Commission débloque des fonds en sa faveur constitue un danger pour la défense de l’État de droit et la sauvegarde des fonds de l’Union.
S’il est vrai qu’il est important de veiller à ce que les institutions ne soient pas bloquées – et Victor Orban n’hésite pas à bloquer notre Union en abusant du droit de veto – nous ne pouvons toutefois en aucun cas accepter de nous soumettre à un chantage. Il en va de la crédibilité de l’Union européenne.
Aussi, bien que nous désapprouvions le déblocage des fonds par la Commission, c’est surtout au Conseil que nous reprochons son absence d’action efficace dans le cadre de l’article 7.
C’est le Conseil qui a le pouvoir de décider de sanctions – qui d’ailleurs empêcheraient le gouvernement hongrois de bloquer l’Union.
C’est le Conseil qui avait le pouvoir de décider que le gouvernement hongrois n’effectuerait pas la présidence au prochain semestre. C’est le Conseil qui doit prendre ses responsabilités. Et tout mettre en œuvre pour éviter que le Président hongrois, à partir de juillet, n’ait en plus de la présidence de l’Union européenne, la charge de la présidence du Conseil. – Ce scénario est absolument inacceptable et même impensable. »