31.05.2023 – Bruxelles
« Monsieur le Président, en 2017, le Parlement européen déclenche la procédure de l’article 7 à l’encontre de la Hongrie. Depuis lors, l’état de droit en Hongrie n’a cessé de se détériorer. Le gouvernement de Viktor Orban se permet aujourd’hui de légiférer par décrets et de passer des lois, de nuit, sans que le Parlement ait son mot à dire. Nous avons une conception différente de la démocratie. Nous présentons en plénière une résolution relevant pour la énième fois d’anciens, mais également de nouveaux, manquements du gouvernement hongrois à l’égard de l’état de droit et réaffirmons notre détermination à protéger le budget de l’Union.
De plus, nous attirons l’attention du Conseil sur le fait que la Hongrie doit reprendre la présidence de l’Union européenne à partir de juillet 2024. C’est le moment où un nouveau Parlement commencera ses travaux après les élections européennes. Ce sera également le semestre où une nouvelle Commission sera nommée. C’est donc un moment particulièrement important de la législature.
Aussi, les auteurs de cette résolution tiennent-ils à exprimer leur profonde inquiétude, car les déclarations que Viktor Orban a pu faire sur l’Union européenne, mais aussi les visites officielles qu’il pourrait être amené à décider, ou les personnages qu’il pourrait décider de recevoir lors d’une présidence hongroise, pourraient poser de vrais problèmes de crédibilité pour l’Union européenne.
Nous respectons les traités. Il ne nous revient pas de dire au Conseil ce qu’il a à décider en la circonstance. Toutefois, il est de notre devoir de rendre le Conseil attentif à nos préoccupations plus que justifiées, et de lui demander d’agir. Et il y a urgence. L’article 7 donne une large marge de manœuvre au Conseil, encore faut-il qu’il agisse. »