14.02.2023 – Strasbourg
« Madame la Présidente, la convention d’Istanbul est un outil phare pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, et contre la violence domestique.
Il s’agit en premier lieu de prévenir ces violences, mais aussi d’éliminer l’impunité qui, trop souvent, renforce les agresseurs. Il y a un énorme travail à accomplir pour qu’il y ait une prise de conscience de la part des personnes qui sont en mesure d’aider. Il faut que l’écoute de la victime soit empathique, que, dès qu’elle aura parlé, sa protection soit efficace et, enfin, que les poursuites contre l’agresseur soient effectives.
Car, quand la victime craint de ne pas être prise au sérieux, quand elle craint de ne pas être protégée, alors que souvent elle a peur pour sa vie, quand elle craint que les seules conséquences de sa dénonciation sont qu’elle sera punie par son bourreau, jamais le cercle vicieux n’est interrompu.
L’Union européenne a signé la convention d’Istanbul, mais ne l’a pas ratifiée. Vingt et un pays de l’Union européenne ont signé et ratifié la convention d’Istanbul. Les six pays restants l’ont également signée, mais pas ratifiée, et ils s’opposent à la ratification au niveau européen.
L’article 2 de notre traité nous oblige, au-delà même de considérations morales évidentes, à signer cette convention. Un vote à la majorité qualifiée au Conseil est suffisant, et il permet à l’Union européenne d’avancer. Ratifions donc la convention d’Istanbul ! »